Nicéphore SOGLO dissèque Yayi Boni et son changement : en images
L'interview de l'année : Nicéphore SOGLO dissèque Yayi Boni et son changement
Après un mutisme d'observation, le président Nicéphore SOGLO, actuel maire de la plus grande ville du Bénin, Cotonou, est sorti de son gong pour montrer la vraie face de Yayi Boni sur la chaîne Internationale RFI. Suivez cette interview qui montre tout le sens de l'humour de l'homme et de la qualité de ses critiques.
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RFI : Bonjour Monsieur le Président.
Soglo : Oui. Bonjour
RFI: Pourquoi dites-vous que la démocratie béninoise est gravement menacée?
Soglo : Je crois que, depuis quelque temps, dans notre pays, à notre grande surprise, l'homme que nous avons aidé vraiment à succéder à Mathieu Kerekou ne croit absolument pas à la démocratie. Il pense fondamentalement que les peuples noirs ne sont pas murs pour la démocratie. C'est ce que disait un Président célèbre de votre pays.
Soglo : oui comme vous le savez. Mais la il applique ce qu'il a vu de mon point de vue au Togo. Hier un universitaire du Togo a dit sa surprise de voir à quel point les programmes de télévision nationale du Bénin ressemblaient comme deux gouttes de larmes a ceux de la télévision togolaise au temps béni d'Eyadema Père.
C'est un one-man-show permanent sur les quatre chaînes de télévision. On ne nous montre que des soutiens apportés au chef de l'Etat, meetings, marches, messes, création de groupuscules...

Alors on est stupéfait. Je le dis d'autant plus que le Togo est en train de faire un effort que nous avons salué. Le jeune Faure est en train avec tous les parties politiques de jeter par-dessus bord les oripeaux de ce qui avait malheureusement handicapé ce pays ami frère. Vous savez que le Togo nouveau
du temps d'Eyadema-Pere, la nouvelle marche du temps d'Eyadema-Pere, le Timonier, le guide, tout ce qui venait du Zaïre, eh bien, on a le sentiment que nous avons repris tout cela à notre compte. Le Togo nouveau est devenu le Bénin Emergent. Il y a des marches incessantes de soutien comme au bon vieux temps dans le pays voisin. Nous n'avons pas un guide, un timonier, mais nous avons un messie.
RFI : Donc ce qui vous inquiète le plus ce sont les atteintes à la liberté de la presse ?
Soglo : Absolument. Mais non seulement ça. Ce sont les atteintes à la liberté tout court. Même maintenant comme le dit l'écrivain Couao Zotti, il y a des professions de circonstances qui se développent : il y a des marcheurs, des rassembleurs, des lecteurs de motions, des porteurs de haut-parleurs et même des fournisseurs de pure water, les sachets d'eau qu'on mobilise pour étancher la soif des marcheurs. Alors on se frotte les yeux et on se demande « Ca se passe ici dans notre pays ? »
Le Professeur de Yayi Boni
RFI : Alors, vous êtes très sévère, hein. N'y a t il pas quand même une démocratie au niveau électoral ? Est-ce que les législatives de l'année dernière n'ont pas été transparentes?
Soglo : Je vais vous dire ceci pour Yayi Boni. C'est un membre de notre parti que j'ai envoyé précisément à la BOAD.
Eh bien, il a un peu le complexe d'Œdipe : tuer le Père pour exister. Je suis un peu surpris mais je me dis ce qui nous parait fondamental c'est de sauver la démocratie. Sans démocratie, il n'y a pas développement.
RFI : Est-ce que justement sur le plan des élections, de la transparence, ce sont des choses fondamentales. Est-ce que la au moins Y a-t-il pas encore de démocratie dans votre pays ?
Soglo : Non. D'abord il y a l'achat de conscience qui est devenu quelque chose d'ahurissant . Les membres du gouvernement alors que nous ne sommes pas en période électorale se promènent, distribuent de l'argent. Maintenant les micro-crédits sont utilisés, parce que la misère est la après 10 ans de Kerekou, pour essayer d'acheter les consciences des populations. C'est le président lui-même qui distribue cet argent-la. Mais j'ai dit, nous allons barrer la route à ça. Faites-moi confiance.
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RFI : Le mois dernier, le président Georges Bush est venu à Cotonou, il a félicité le président Yayi Boni pour ses efforts en faveur de la bonne gouvernance. Est-ce que ce n'est pas le signe que tout n'est pas mauvais dans la politique de Yayi Boni ?
Soglo : Quand Bush est passé, c'est vrai qu'il était surpris de ne pas me voir à l'aéroport. Il m'a envoyé un cadeau. J'ai dit, si vous êtes bien informé, qu'il y a un mauvais tournant que prend actuellement notre pays et je ne peux pas cautionner ça.
RFI : Il y a quand même des hommes d'affaires corrompus qui sont poursuivis et ont été jetés en prison.
Soglo : Ce n'est pas à moi qui ai poursuivi Cissé qu'il faut dire cela. Ce qui a fait que j'ai le sentiment que c'est devenu ce que faisait Kerekou sous la Révolution, tous les mercredis, on faisait kin go : on a envoyé une mission d'inspection, on a constaté qu'il manquait 20000 F ici, 100.000 F par là. C'est une technique que Mobutu a utilisée. On peut dire que c'est une technique du pouvoir maintenant.



RFI : Regrettez-vous d'avoir appelé a voter Yayi Boni contre Houngbedji ?
SOGLO : Non, c'est-à-dire que, honnêtement, j'ai dit entre plusieurs maux, il faut choisir le moindre.
RFI : À l'époque, vous pensiez que Yayi Boni était le moindre mal.
Soglo : A mon avis oui.
RFI : Aujourd'hui, vous avez changé d'avis ?

Soglo : Non je pensais que bon avec le temps, après tout, quand vous avez un enfant que vous avez aidé à grandir. Vous le laissez faire son expérience, c'est-à-dire avoir des succès et des échecs. Mais à partir d'un certain niveau, tous ceux qui l'ont aidé à venir au pouvoir, ceux qui ont mis de l'argent… ceux qui politiquement… J'ai signé un accord avec lui. Il m'a dit c'est un chiffon de papier. Alors là, j'ai perdu la face.
RFI : Vous voulez dire que Yayi Boni n'a pas respecté l'accord de gouvernement que vous avez signé avec lui ?
Soglo : Ca c'est un secret de polichinelle. Et nous n'avons pas été les seuls à avoir signé des accords qu'on a ensuite considérés comme des chiffons de papier.
RFI : C'est-à-dire qu'il était prévu que vous ayez un certain nombre de postes ministériels et Yayi Boni n'a pas tenu parole. C'est bien ça ?

Soglo : Non, pas seulement. Il y avait surtout des reformes fondamentales. Il fallait une liste électorale informatisée. C'était la première des choses qu'on avait demandée. Sans compter qu'il fallait respecter les lois sur la décentralisation. Il se promène dans les municipalités comme si nous étions des sous-préfets. Il n'avertit personne. Alors que c'est à la Conférence Nationale que nous avons décidé de transformer les sous-préfectures en municipalités. Mais depuis, voila, il fait ce qu'il veut. Je dis non. Il s'est trompé de pays et d'époque.
RFI : Nicéphore Soglo, merci.
Commentaires
LOVE BENIN le 26/03/2008 à 13:16:02C'est dommage que des ecervelés comme celà interviennent sur ces débats. Quand on a rien à proposer qu'on la boucle. A bien analyser l'interview de Soglo, je conclue que s'il avait eu ce qu'il a demandé en échange de son soutien, aujourd'hui il n'allait pas s'agiter comme il le fait. Qu'il aille se réposer et cesser de distraire comme il le fait. Il a fait son temps et qu'il laisse les autres aussi gouverner et à l'issue on va faire la comparaison.
MADOUGOU BAOUERA AMADOU le 23/03/2008 à 13:16:28
tel est pris qui croyait prendre.PENDANT 2 ANS TOUS LES POLITICIENS SE SONT TU POUR VOIR YAYI A L'OEUVRE .IL A [PASSE TOUT SON TEMPS ] A FAIRE CE QU';IL VEUT .TOUTES LES CHAINES NE PARLENT QUE DE LUI . IL S'EST FAIT ENTOURER DE CONSEILLERS NULS ET NULLARSD . LA CHOSE LA PLUS BETE ET LA PLUS STUPIDE DE L'ERE MODERNE EN PLEIN 21 E SIECLE EST QUE YAYI BONI LIMOGE UN MINISTRE ET SUBITEMENT CE DERNIER LIMOGE POUR MAUVAISE GESTION EST PROMU CONSEILLER AU PALAIS OU BIEN AMBASSADEUR EN FRANCE [LE VIEUX FATIGUE ALBERT AGOSSOU]DANS QUEL PAYS L'ON LIMOGE UN MINISTRE ET IL EST PROMU EN MEME TEMPS CONSEILLER OU EMBASSADEUR ???
L'INSECURITE A ATTEINT UN NIVEAU JAMAIS PAREIL AU BENIN DU CHANGEMENT .LES MINISTRES SE PROMENENT DE VILLAGE EN VILLAGE POUR MENTIR ET BLASPHEMER FACE AUX 98% D'ANALPHABETES BENINOIS .
ROBERT CAKPO UN IMBECILE ET IMPOLI ANCIEN DEPUTE A MEME COMMIS L'ERREUR DU SIECLE DE DIRE QUE YAYI BONI EXHAUSSE PLUS RAPIDEMENT QUE DIEU !!!!DEPUIS CE JOUR , LE VILLAGEOIS YAYI S'EST CRU TOUT PERMIS . C'EST DANS CE FLOT ARTIFICIEL DE BENEDICTIONS satanique et diabolique QUE NAIT LE G 13 ET LE G 4 . L'ASSEMBLEE NATIONALE EST DEVENUE LE MINISTERE DELEGUE AUPRES DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE OU SON PRESIDENT , LE LACHE ET REGIONALISTE, L'INCOMPETENT MATHURIN NAGO EST TOTALEMENT DEPENDANT DE SON PERE YAYI BONI .LE BENIN EST DEVENU LE TOGO ET LE ZAIRE.LE TOGO ET LE ZAIRE ONT ABANDONNE LES NIAISERIES QUE NOUS COLPORTONS AUJOURD'HUI . DIEU , SAUVE CE PAYS ET AUX ENFERS LA FCBE , YAYI ET TOUS SES SBIRES . QUEL PAYS ET QUEL ACCIDENT DE L'HISTOIRE QUE D'ELIRE CE SALOPARD AU POUVOIR ?
SI JAMAIS EN 2011 , LA COUR CONSTITUTIONNELLE DES VANTARDS ET IMBECILES [ HOLO, DOSSOU ROBERT ET AUTRES VALETS VA-NU PIEDS ] INSTALLES PAR YAYI ET BONI ELISENT OU DECLARENT BONI VAINQUEUR, LE BENIN DOIT DEVENIR LE 2 E KENYA OU AU PIRE DIVISE EN 2 COMME EN COTE D'IVOIRE .SI EN 2011 IL TENTE DE GAGNER LES ELECTIONS , ALORS IL AURA DONNE LA GOUTTE D'EAU QUI METTRA LE BENIN DANS UNE SITUATION DE SENS DESSUS -DESSOUS .
VIVE NICEPHORE SOGLO .
VIVE CELESTINE ZANNOU .
LE CHANGEMENT DE YAYI BONI ECHOUERA POUR QUE VIVE LA DEMOCRATIE NEE A LA CONFERENCE NATIONALE .
M.B. AMADOU
LA COLEREUSE le 22/03/2008 à 17:29:34
DIEU BENISSE LES AUTEURS DU BLOG YEHOUBENIN . LE BENIN S'EST REVEILLE ENFIN .LA RENAISSANCE DU BENIN PAR SON PRESIDENT D'HONNEUR NICEPHORE SOGLO AURA LE PRIX NOBEL DE LA LUTTE CONTRE LA DICTATURE.
LONGUE VIE A NICEPHORE SOGLO .